Facebook : et si on réfléchissait ?

Le réseau social se livre désormais non seulement à une censure féroce des idées qui ne sont pas strictement en accord avec le politiquement correct (entendez la doctrine néolibérale), mais de plus, ils ont totalement bridé la capacité des pages à augmenter naturellement leur nombre d’abonnés au profit des annonceurs payants.

Paradoxalement, la censure n’est pas tant à chercher du côté des Républicains, traditionnellement attachés à la liberté de presse, mais plutôt aux Démocrates, avec dans leur sillage, les organisations droit-de-l’hommiste chères à G. Soros. La même nébuleuse d’organisations qui finance la censure sur Facebook de ce côté-ci de l’Atlantique, avec l’aide des petites mains des petits lutins coprocéphales du Decodex et autres détendeurs de la Vérité Vraie Révélée aux sans-dents.

À moins d’avoir passé la dernière année dans un congélateur, je crois pouvoir dire qu’aujourd’hui, tous les éditeurs de presse alternative, tous les bloggeurs et les webmasters savent parfaitement à quoi s’en tenir à ce sujet.

D’ailleurs, la plupart des médias alternatifs ont soit publié eux-mêmes sur la question, soit traduit & republié d’autres articles en provenance des États-Unis.

Mais alors, que font-ils encore sur Facebook ?

Voilà exactement la question que je me pose. Peut-on sérieusement se lamenter en disant combien Facebook est méchant tout en continuant à y publier des contenus, espérant un peu naïvement y grapiller quelques clics ?

Des clics & des claques

C’est bien joli de regarder combien de clics ont été générés par telle ou telle publication sur Facebook, mais il conviendrait plutôt de se pencher, selon moi, sur les conversions amenées par ces visites. Parce qu’il y a lieu de distinguer le lectorat entre les occasionnels, qui ont cliqué pour voir, et ceux qui constituent le noyau du lectorat du média, nettement plus enclins à participer au financement de celui-ci via un don, par exemple. Vous me direz que les fidèles lecteurs ont, eux-aussi, commencé par être des lecteurs occasionnels, seulement voilà, des nouveaux lecteurs, vous n’en verrez plus guère, en raison de la nouvelle politique de Facebook par rapport aux pages.

D’où Facebook tire-t-il sa puissance ?

Poser la question, c’est déjà y répondre, il me semble. Facebook ne créé aucun contenu, il ne publie rien, il ne fait qu’agréger des liens. Pour le dire autrement, il ne vit que sur le contenu des autres, ou plus exactement sur les revenus dégagés par la publicité intercalée entre les contenus, ou les montants perçus pour mettre des contenus sponsorisés en avant. Plus de contenu, plus de revenus. Plus de revenus, plus de Facebook !

En fait les éditeurs de contenus se retrouvent exactement devant le même paradoxe que les citoyens face aux élus dont ils savent pourtant que la première préoccupation sera de les trahir à la première occasion pour un plat de lentilles. Ce paradoxe, c’est le pouvoir, qui ne repose pourtant que sur l’adhésion explicite ou implicite des personnes qui le subissent. De même arrêter de servir nos maîtres suffirait à les faire vaciller puis s’effondrer, arrêter de nourrir facebook avec nos contenus suffirait à assécher ses revenus, ce qui rendrait leur liberté (parfois contre leur gré) aux nouveaux esclaves des réseaux qui n’ont décidément rien de sociaux.

Que peut-on faire ?

* Quitter Facebook : ci-joint une vidéo indiquant la procédure à suivre

* Empêcher que nos contenus soient partagés sur Facebook (pour les éditeurs de contenus/webmasters)

Lorsqu’un article est partagé sur Facebook, c’est lui qui se charge d’aller récupérer l’image d’accroche ainsi que le résumé de l’article à l’adresse spécifiée. Il est assez aisé, en passant par le fichier .htaccess, d’interdire les adresses IP relevant de Facebook à un serveur donné.

Ajouter en fin de .htaccess

deny from 103.4.96.0/22
deny from 129.134.0.0/17
deny from 157.240.0.0/17
deny from 157.240.10.0/24
deny from 157.240.1.0/24
deny from 157.240.11.0/24
deny from 157.240.12.0/24
deny from 157.240.13.0/24
deny from 157.240.14.0/24
deny from 157.240.15.0/24
deny from 157.240.18.0/24
deny from 157.240.19.0/24
deny from 157.240.20.0/24
deny from 157.240.2.0/24
deny from 157.240.21.0/24
deny from 157.240.22.0/24
deny from 157.240.7.0/24
deny from 157.240.8.0/24
deny from 157.240.9.0/24
deny from 173.252.64.0/19
deny from 173.252.88.0/21
deny from 173.252.96.0/19
deny from 179.60.192.0/22
deny from 179.60.192.0/24
deny from 179.60.193.0/24
deny from 179.60.194.0/24
deny from 179.60.195.0/24
deny from 185.60.216.0/22
deny from 185.60.216.0/24
deny from 185.60.218.0/24
deny from 185.60.219.0/24
deny from 204.15.20.0/22
deny from 31.13.24.0/21
deny from 31.13.64.0/18
deny from 31.13.64.0/19
deny from 31.13.64.0/24
deny from 31.13.65.0/24
deny from 31.13.67.0/24
deny from 31.13.69.0/24
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deny from 31.13.96.0/19
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deny from 66.220.152.0/21
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deny from 69.171.224.0/20
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deny from 69.63.176.0/20
deny from 69.63.176.0/21
deny from 69.63.184.0/21
deny from 74.119.76.0/22

Conclusion

Cela peut sembler un peu radical, mais songez un instant que si tous les éditeurs de contenu faisaient la même chose, c’en serait fini de cette engeance endéans les quelques jours, encourageant les internautes à revenir à leurs (bonnes) vieilles habitudes, les signets, dont ils restent maîtres.

Offrir la quasi-totalité des contenus à Facebook et implicitement forcer les internautes passer par là pour y avoir accès était une très mauvaise idée qui ne pouvait se terminer que très mal : Facebook a logiquement fini par en abuser, notamment sous la pression politique.

Il est temps d’y mettre un terme, non ?

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Philippe Huysmans

Webmaster du Vilain Petit Canard, citoyen de nationalité belge, né à Schaerbeek le 16.10.1966. Marié et père de deux enfants. Je vis en Belgique et j’exerce la profession d’Informaticien à Bruxelles. Mes articles

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