La démocratie libérale à l’heure du despotisme sanitaire – Le pire du communisme et du capitalisme ?

On est loin aujourd’hui, en occident, de la démocratie libérale triomphante des années 1970/80, qui avait finalement vaincu le communisme, avec des méthodes parfois iniques, comme le bombardement au napalm de pays entiers (Vietnam, Corée du nord), les psy-ops pour manipuler l’opinion publique et la retourner contre ses dirigeants (les guerre de couleur en sont la forme actuelle la plus voyante), mais aussi des réalisations indéniables comme l’amélioration du niveau de vie des populations occidentales fondée sur une meilleure répartition de la richesse entre le travail et le Capital, alors national, une relative liberté d’expression et des contre-pouvoirs (syndicats, médias, justice) qui fonctionnaient assez bien.

La chute du communisme et l’avènement du capitalisme mondial

Au début du 20e siècle, avant la chute de l’URSS, le communisme représentait une alternative crédible au capitalisme. Les pouvoirs publics et les grands capitalistes en avaient peur et évitaient de trop mécontenter les populations. Les gens se sentaient libres et en sécurité, et voyaient venir le futur avec un certain optimisme. Mais tout a changé, en une génération, après la chute de l’URSS. La finance, dérégulée par des présidents issus de la banque ou à sa solde (en France, Pompidou, Giscard d’Estaing et le dernier en date Macron) s’est mondialisée, l’économie s’est financiarisée, de nouvelles technologies sont apparues, et le Travail a perdu dix points de PIB en faveur du Capital.

Aujourd’hui, le capitalisme mondial n’a plus besoin de ménager des peuples appauvris, soumis, à peu près partout sur la planète, à des régimes de plus en plus autoritaires et répressifs et dont la classe dirigeante inféodée au Grand capital s’enrichit, comme lui, aux dépens des populations qu’elle opprime.

En sept 2014, j’avais écrit un article intitulé Aujourd’hui l’URSS, ce n’est pas la Russie, c’est l’empire étasuno-européen pour montrer que les démocraties parlementaires occidentales souffrent de beaucoup des défauts qu’on avait coutume de reprocher à l’URSS : parti unique ou fausse alternative politique, propagande éhontée assortie d’une censure galopante, réécriture totalitaire de l’histoire, impérialisme agressif, bureaucratie envahissante, incompétente et tatillonne (le protocole absolument impraticable du port du masque en entreprises est un cas d’école), corruption et privilèges indus à tous les étages du pouvoir, surveillance généralisée des populations, incitation à la délation, pensée unique supervisée par une police de la pensée tyrannique, répression des dissidents, impunité totale des apparatchiks, et j’en passe.

Mais les régimes communistes n’avaient pas que des mauvais côtés. J’ai rencontré des Russes qui s’étaient exilés en Israël pour des raisons économiques, après la chute de l’URSS, et qui regrettaient l’URSS, où il n’y avait pas de chômage et où tout était gratuit, de l’école aux soins de santé, en passant par les transports et les arts. Tous les enfants allaient au conservatoire. Mais ils baissaient la voix pour l’avouer. Je ne sais pas si c’était une habitude prise en URSS ou le signe qu’ils ne se sentaient pas beaucoup plus libres de parler en Israël qu’en URSS… Dans les pays capitalistes occidentaux, la prospérité des « trente glorieuses » a permis à beaucoup de prolétaires d’accéder à la classe moyenne dans le cadre d’une politique sociale et entrepreneuriale paternaliste. Cette relative aisance (à l’époque, le salaire d’un ouvrier faisait vivre toute une famille) a malheureusement dépolitisé les travailleurs et les étudiants, et le soulèvement de 1968 n’avait pas pour mot d’ordre « Reprenons le pouvoir sur la production » mais « Il est interdit d’interdire ».

Des populations dépolitisées de plus en plus exploitées par le Grand Capital

Le peuple privé d’une grille de lecture économique et politique alternative à celle du Capital, « s’est trouvé fort dépourvu quand la bise fut venue » comme dit La Fontaine, c’est-à-dire, quand le Capital, qui n’avait plus de contre-pouvoir idéologique, s’est déchaîné. La dérégulation financière s’est accompagnée de son application pratique, le management moderne, qui a encore affaibli les travailleurs et les syndicats en faisant des salariés les concurrents, les ennemis, des uns des autres.

Une illustration insupportable de la violence de ce management, est « l’épidémie de suicide » à Orange. La privatisation de France Télécom ayant nécessité le « départ volontaire » de milliers de salariés afin d’éviter les primes de licenciement, ils ont fait l’objet d’un harcèlement technocratiquement organisé. Sandra Lucbert relate, dans « Personne ne sort les fusils », qui vient de paraître, le procès des dirigeants d’Orange, qui n’étaient malheureusement pas les plus coupables. Selon elle, le jugement a été exemplaire en ceci que les juges ont considéré que tous les salariés avaient été victimes de harcèlement, même ceux dont la santé mentale ou physique n’avait pas été altérée par les persécutions subies.

C’est surtout au langage néolibéral que s’attaque Sandra Lucbert car, selon elle, il permet de dissimuler les conséquences catastrophiques pour la population du capitalisme sauvage : « Dans la société capitaliste, les principes dominants sont ceux qui servent une certaine idée de la valorisation du capital. Ils sont mécanisés dans l’ensemble de la société, depuis des pôles d’émission du discours majoritaire, apparemment distincts, réputés indépendants, comme le personnel politique, les journalistes, les experts, mais qui, en réalité, répètent tous les mêmes évidences. Il y a des décisions qui sont prises par les personnels politiques depuis les années 80, qui ont des conséquences telluriques, pour des décennies, sur la vie de sociétés entières, mais qui sont prises dans une telle gangue de technicité, que personne n’en aperçoit la gravité au moment où elles ont lieu : quand je dis personne, je parle des gens concernés, c’est-à-dire, nous la population. Mon combat personnel, c’est d’essayer de clarifier ce qui se joue dans cette gangue de technicité. »

Aujourd’hui la lutte sociale est désarmée. Les syndicats ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et, même si on voit, çà et là, réapparaître dans les discours l’analyse marxiste de la lutte des classes, la défense de la sécurité sociale, la revendication que les travailleurs aient plus de pouvoir dans l’entreprise, il n’y a pas de véritable remise en cause des bases sur lequel repose le Capitalisme, c’est-à-dire l’extorsion par le Grand Capital de la plus-value générée par le travail, ainsi que le total asservissement des salariés aux intérêts des grands actionnaires, ce qui entre nous soit dit, n’est pas très différent de l’esclavage ou du travail forcé. Ces bases sont :

1 – la propriété privée actionnariale des moyens de production, 2 – la mesure de la valeur par le temps de travail, 3 – le marché du travail (la vente de la force de travail pour obtenir un emploi et un salaire pour être reconnu comme producteur de valeur économique). 4 – la création monétaire par le crédit bancaire. Toute monnaie est une dette qui nécessite l’endettement des producteurs auprès des actionnaires des banques. Malgré la pauvreté et la violence institutionnelle croissantes, aucun véritable projet alternatif de société n’a remplacé le communisme, et la lutte des classes a été abandonnée au profit du pouvoir d’achat qui n’en déplaise à l’INSEE (les statistiques biaisées étaient aussi un des piliers de la propagande soviétique) a fortement baissé en 40 ans. Le durcissement des régimes dits démocratiques La main-mise du Grand capital sur l’économie s’est accompagnée du durcissement des démocraties libérales. Les dérives autoritaires s’accentuent et se multiplient. En voici quelques exemples :

1. La Judiciarisation. Étant donné l’absence de contre-pouvoirs et de dialogue, ce sont maintenant les juges qui tranchent de tout dans tous les domaines, et même en ce moment du port du masque. Devant l’escalade de la tyrannie sanitaire orchestrée par tous les pouvoirs confondus, les gens n’ont plus que la rue et la justice. Les pauvres vont dans la rue, quand ils l’osent, et les autres vont en justice. Des recours ont déjà été déposés, notamment auprès des tribunaux administratifs de Paris, Marseille, Lyon et Nice, pour faire annuler les arrêtés imposant le port du masque en extérieur. Et le tribunal administratif de Marseille vient de condamner un maire pour «atteinte à la liberté publique». L’autre volet, moins rassurant, de cette judiciarisation est l’instrumentalisation de la justice par des pouvoirs en place ou des oppositions, souvent soutenues par des puissances étrangères, pour se débarrasser de présidents qui refusent de se soumettre au Grand Capital comme Lula au Brésil, Correa en Equateur, Morales en Bolivie, ou d’opposants gênants comme Fillon et Mélenchon. On ne peut s’empêcher de penser aux procès soviétiques truqués. 2. La transformation des médias en tribunaux médiatiques chargés de faire respecter le politiquement correct (la version officielle du pouvoir en place, souvent à mille lieues de la vérité) sous peine d’exclusion de la « bonne » société. Il s’agit en ce moment de soutenir la version du pouvoir sur les « épidémies » en cours : l’épidémie de violences dans la population, l’épidémie du Covid-19, l’épidémie de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie, tout cela suscitant sur les plateaux de TV une épidémie de bêtises. Les rares personnes intelligentes et encore libres d’esprit, se retrouvent forcées, comme les autres, de se justifier chaque fois qu’elles franchissent la ligne rouge ou de condamner ceux qui la franchissent. Ainsi, François Bégaudeau invité sur Radio Sud (février 2019) pour parler de son livre, Histoire de ta bêtise, est-il sommé de « condamner fermement » l’agression verbale de Finkielkraut par un Gilet jaune. Il tente de démonter le mécanisme : « Voilà une des scènes préférées du champ médiatique, l’extorsion d’aveux ou l’extorsion de condamnation, c’est-à-dire, en gros de se présenter à la barre et il faut absolument condamner catégoriquement. Si on ne condamne pas, on s’expose à une chaîne de bêtises. Si vous voulez, on peut avoir cet échange qui va être passionnant. Vous allez me redemander : est-ce que je condamne les insultes antisémites contre Alain Finkielkraut et je vais vous répondre oui. Nous avons fabriqué de l’intelligence ! » Mais le présentateur n’est pas satisfait de cette réponse : « Vous ne pensez pas qu’il faut parfois condamner pour ne pas laisser d’ambiguïté ? – Je viens de le faire – Oui, mais de manière, on va dire… – Non, non, je l’ai fait ! Quand je dis oui, c’est oui ! Mais je trouve que ce n’est pas passionnant comme moment intellectuel ». Le journaliste n’est toujours pas satisfait. Il n’a pas réussi à faire rendre gorge à Bégaudeau, à le forcer à se prêter, avec enthousiasme, à la mascarade. Il continue d’insister et Bégaudeau lui dit : « Là on est à nouveau rentré dans la chaîne de bêtises, vous me demandez de commenter à quel point je ne commente pas et, moi, je commente le fait que vous commentez que je ne commente pas, et ça fait trois minutes qu’on a un échange qui n’est pas super. » Si l’émission n’était pas arrivée à sa fin, pas sûr que le soi-disant journaliste n’en aurait pas remis une couche tant il est capital pour un système basé sur le simulacre que tout le monde joue le jeu. 3. La société du simulacre. On se moquait des bains de foule des dirigeants communistes, entièrement mis en scène. Avec Macron, ce ne sont pas seulement les bains de foule qui sont de la comédie, tout est pantomime, simulacre et faux-semblant, à l’international comme à l’intérieur. Son boulot, c’est de poser dans des publicités, comme autrefois les belles femmes faisaient vendre des voitures, et de nous saouler de belles paroles pour nous empêcher de réfléchir. Les décisions importantes sont prises par les Etats-Unis, l’OTAN, l’UE, l’OMS, Le Forum Économique Mondial de Davos et autres clubs ou fondations de milliardaires. A ceux qui s’intéressent aux projets des grands de ce monde, je recommande l’article extraordinaire de limpidité du communiste Mesloub Khider: De l’instrumentalisation du terrorisme à l’orchestration de la terreur virale. La seule mission et prérogative effective de Macron et son gouvernement, c’est de nous réprimer avec le soutien jubilatoire des médias et des experts, intellectuels et politiciens de plateaux TV, pour qui le peuple n’est jamais assez puni d’exister. Un site s’est amusé à faire la liste des interdictions, aussi violentes que ridicules, qui ont plu sur nous pendant la crise sanitaire. On voit apparaître au grand jour la vraie nature des psychopathes totalitaires qui tiennent en main notre destin… 4. La rééducation, la dernière trouvaille de Macron corrobore ce que je viens de dire. Macron, qui aime « réinventer » le réel vient de nous ressortir cet outil emblématique du pouvoir soviétique : « Convoquant, comme souvent, son «cher» Paul Ricœur, Macron estime que l’on est face à une «crise de l’autorité» à laquelle il conviendrait de répondre par une «rééducation» sur ce qu’est «l’autorité légitime, celle qui, en démocratie, procède de l’élection». 5. La violence étatique n’est plus seulement morale ou psychologique, elle devient de plus en plus physique. Elle s’incarne dans une police militarisée qui vous gaze, vous matraque, vous met en garde à vue et vous accuse d’outrage sans raison, avec le soutien d’une justice largement aux ordres. Nous l’avons vue se déployer sans vergogne contre les plus pauvres, les Gilets jaunes notamment, mais pas seulement. La France suit en cela les traces de notre maître, les Etats-Unis d’Amérique, qui ont la population carcérale la plus élevée du monde par habitant avec 37 % d’Afro-Américains (qui ne représentent pourtant que 12,9% de la population totale), pour assurer les profits d’un système carcéral privatisé. 6. La concentration de richesse et de pouvoir. Jamais autant de richesse et de pouvoir n’avaient été concentrés dans aussi peu de mains qu’aujourd’hui. Un tout petit noyau de milliardaires, dont les cinq plus gros sont les actionnaires majoritaires de Google, Apple, Facebook, Microsoft et Amazon, dirigent le monde pour leur plus grand profit. En France, la concentration du pouvoir dans les mains de l’exécutif (aux ordres du Capital) est de plus en plus comparée à celle de l’ancien régime, surtout depuis que Chirac a ramené le mandat présidentiel à 5 ans, ce qui donne au monarque une Assemblée entièrement à ses ordres. Non seulement ce pouvoir absolu lui permet de prendre des décisions coûteuses et lourdes de conséquences en faveur des multinationales ou de puissances étrangères, notamment en politique étrangère (Mali, Libye, Syrie, Yémen), sans consulter le Parlement, mais il lui permet de garder le secret sur la plus grande partie de ce qu’il décide. Tel un petit Néron, il détruit la France, et c’est nous qui payons…

Comment résister à la pression totalitaire ? 1. Comme je l’ai dit plus haut, la justice rend encore quelques décisions en faveur des libertés, mais pour combien de temps ? Deux pays tentent actuellement d’obliger leurs anciens dirigeants à rendre des comptes. Le Mexique, trois anciens présidents, et l’Algérie, une dizaine d’anciens dirigeants. C’est encourageant, mais comme à Orange, il y a de fortes chances que les plus gros prédateurs restent impunis. 2. Comme je l’ai dit aussi, il ne restait plus que la rue à ceux qui ne peuvent plus acheter de pain, se loger, respirer, parler, ni même rire ; à ceux qui en ont assez de voir leur pays vendu à l’encan et les méfaits et trahisons des puissants restés impunis ; à ceux qui veulent stopper la course au profit qui engendre la destruction de l’environnement et de la société. Hélas, désormais, non seulement la répression est impitoyable contre ceux qui y descendent mais les soulèvements des Gilets jaunes, les manifs et les grèves du corps médical, des cheminots, des enseignants n’ont quasiment rien changé, tant le rapport de force est en faveur du Capital, la société s’est morcelée et les moyens de surveillance et de répression se sont développés. 3. Il faut peut-être remettre au goût du jour la résistance passive qui a fait le succès des luttes non violentes comme le suggère Karine Bechet-Golovko : « Ils viennent, avec le Covid, de donner les moyens d’une résistance passive et visible. Le refus de porter un masque, le refus de garder les distances « sociales » (et non pas sanitaires), aller à l’école ou à l’Université et refuser les cours à distance. Toute vie humaine devient un acte de résistance. Ils ne peuvent imposer leur mode de vie que par la force, la répression, la peur. Par des méthodes totalitaires, qui sont de moins en moins soft. » En Espagne, un groupe de personnes a réussi à empêcher la verbalisation d’une dame sans masque aux cris de « Libertad ! Libertad ! ». Dans plusieurs pays, il y a eu des manifestations importantes aussitôt décriées et calomniées par les gardiens du Capital. Les peuples se réveilleraient-ils du coma grippal ? 4. Mon dernier point ne plaira pas aux formations de gauche qui malheureusement pour nous ont rallié le camp atlantiste dans ce domaine comme dans d’autres, mais il reste quelques pays qui refusent de se soumettre au Grand Capital et qui s’en sortent mieux que nous en tentant de mener une politique indépendante et souvent plus sociale, voire socialiste. A mon avis, nous devrions nous intéresser à eux au lieu de les calomnier sans les connaître, de concert avec les pires suppôts du Capitalisme. Tous ces pays ont d’ailleurs en commun d’avoir parfaitement géré l’épidémie. L’Empire et ses satellites, dont nous sommes, ne peuvent pas en dire autant, malgré leurs prétentions. — Il y a d’abord Cuba, un vrai miracle, un joyau de la résistance. Malgré la persécution atlantiste, Cuba a développé une médecine de pointe. Ses médecins vont soigner les malades dans le monde entier et ils étaient même en Martinique pendant l’épidémie du Covid-19. — Il y a des pays asiatiques dont le Vietnam socialiste, même si, depuis la fin des années 1980, le Vietnam a amorcé de profondes réformes de son système économique dont le but principal était de libéraliser l’économie en autorisant les activités commerciales privées et en accueillant les investisseurs étrangers. Je ne suis jamais allée au Vietnam mais voilà ce que Andre Vltchek en dit : « J’ai visité le Vietnam en février 2020, en travaillant entre autres à Danang. Et puis, tout récemment, je me suis rendu aux États-Unis, afin de faire le point sur la situation là-bas. Le contraste était incroyable : une nation jeune, montante, confiante, optimiste, et un empire en déclin irréversible rongé par la décadence, la perversion et le cynisme. Je me suis souvent demandé où nous nous étions fourvoyés, il y a plus de 30 ans, en particulier en Europe, mais ce qui se passe maintenant en Chine, au Vietnam, au Laos et dans d’autres pays asiatiques est, sans aucun doute, une grande victoire. Cependant, il s’agit de ce que j’appelle une « victoire secrète ». Une victoire rabaissée, salie en Occident. Pour en profiter, et même la voir, il faut vivre en Asie, comprendre l’Asie et s’en sentir partie prenante. » — Et bien sûr la Corée du Nord, qui a été entièrement rasée par les bombes étasuniennes dans les années 1950 et qui ne doit son salut actuel qu’à ses armes atomiques et à la protection de la Chine. Les médias du Capital ne cessent de calomnier ce petit pays qui leur résiste. Pour remettre un peu de vérité là-dedans, j’ai choisi un article, modéré, de RT France : La Corée du Nord, une forteresse isolée qui nourrit les fantasmes du monde médiatique — Mais en ce moment, c’est la Biélorussie qui est tout particulièrement en ligne de mire. Bruno Guigue, dénonce « les vautours du droit-de-l’hommisme » qui « se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale », ajoutant que ce n’est pas l’autoritarisme de son président qui gêne ces belles âmes qui « observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident » … « En réalité, s’il est pris pour cible, c’est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu’il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d’une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu’elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une politique d’ingérence se faire au profit de qui que ce soit d’autre que de celui qui la pratique ». Sur le site Tribune marxiste léniniste, il y a un article qui démonte la récente attaque impérialiste contre la Biélorussie et qui se conclut ainsi : « Les authentiques démocrates, anti-impérialistes et antifascistes ne doivent donc pas, pour changer enfin, se tromper une fois de plus de cible, et ne pas confondre la victime à dépecer, la Biélorussie encore indépendante, et le couteau de la finance et du banco-centralisme en train de descendre sur sa gorge par l’entremise « angélique » de Svetlana Tikhanovskaïa ! »

Conclusion

Comme on le voit, la situation des populations occidentales n’est pas enviable. Est-ce que vous vous rendez compte qu’en Occident, nous, les contribuables, finançons actuellement le public, le privé et même la spéculation ? Comment pouvons-nous nous en sortir? Il faut sans doute aujourd’hui mieux être Russe (Poutine a 80% de soutien dans sa population, au grand dam de nos médias obligés de le reconnaître), Chinois ou Cubain… Ce sont eux qui ont l’avenir devant eux, nous, nous sombrons dans la décadence, la terreur, la folie (en ce moment à cause d’un virus fantôme), le chaos et la misère matérielle et spirituelle.

Et quand on pense à tous les crimes que nos dirigeants ont commis pour en arriver là ! Bruno Guigne s’en indigne : «  Sur l’échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire ! »

Le pire, c’est peut-être encore que ceux qui nous ont menés là, s’en sortiront. Ils ont déjà presque quitté l’Occident. Ils ne font plus que des actes de présence virtuelle à la tête de nos institutions, bientôt, quand il ne restera plus rien à piller, ils disparaîtront tout à fait. Ils ont des avoirs et des intérêts dans le monde entier et jouissent de toute la protection nécessaire grâce à leur fortune et à leurs réseaux internationaux. Mais nous, ici, nous serons bientôt le Tiers-monde de l’Asie, et nous n’avons pas fini de regretter de nous être laissés abuser, manipuler, aveugler, par tous ces beaux-parleurs, cupides, cyniques, hypocrites, pervers et arrogants qui prétendaient agir pour notre bien.

Certes, c’est injuste, mais qui a dit que le monde était juste ? 

 

Article original sur le site : Salaire à vie.

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