Le Climat : la nouvelle religion d’Etat

Vous le savez sans doute, du 30 novembre au 12 décembre prochain se tiendra à Paris la COP21 (Conférence Annuelle des Parties).  La Grand’ Messe du réchauffement climatique.  Ou du Changement climatique, à moins que ce ne soit du Déréglement Climatique.

Je n’ai pas la prétention de dire si le réchauffement climatique est une réalité (ou pas), et si tel était le cas, dans quelle mesure il serait imputable à une cause anthropique (activité humaine)… ou pas.

En fait, vu le joyeux bordel que l’homme est accoutumé à mettre dans son environnement, ce serait le contraire qui serait étonnant : je veux dire, que l’activité humaine n’aurait eu rigoureusement aucune influence sur le climat.

Cela étant dit, je suis climato-sceptique.  Et pas qu’un peu.  Ce n’est pas tant sur le fond que j’ai un problème avec les réchauffistes, que sur la forme.  Et parce que leur propagande prend précisément une forme dogmatique, je m’en méfie au plus haut point.

Le Dogme – Une religion, le Climat ?

En tout cas, ça y ressemble par bien des aspects, et c’est ce que je me propose de mettre en évidence, juste pour rire.  Toute religion a ses dogmes.  Les principes que l’on ne peut remettre en cause sans être taxé d’hérésie.  Le climat aussi.  Essayez donc de remettre en cause la moindre virgule(1) dans les résultats livrés (la vérité révélée) par le Giec ? Ceci ne s’applique pas qu’à leurs résultats, d’ailleurs, mais aussi aux méthodes, dont pourtant, l’histoire(2) nous apprend qu’elles sont très loin d’être irréprochables.  Bon nombre de ces scientifiques sont des ganaches quand on en vient à parler programmation ou modèles mathématiques(2).

(1)  Virgule : ponctuation en forme de Crosse de Hockey retournée
(2)  ClimateGate :

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (la Sainte Inquisition)

Eh oui, si vous remettez en cause le Dogme/Credo, c’est la Presse Bienpensante qui sera chargée d’instruire votre procès en Hérésie.  La sanction peut aller du simple rappel à l’ordre, pour les brebis égarées, jusqu’à l’anathème et l’excommunication(3) pour les pécheurs qui refuseraient la voie du repentir sincère.


(3) Les condamnations au bûcher ne sont plus guères prononcées, afin de limiter la production de CO2 et les ravages causés par la déforestation.

Les prédicateurs de Fin du monde

Aux USA, toute religion digne de ce nom se doit d’avoir ses prédicateurs annonciateurs du Jugement Dernier.  Chargés tantôt de terroriser, puis de galvaniser les foules de croyants.  Dans ce cas-ci c’est Al Gore qui s’y est collé moyennant une modeste rétribution.

Le Péché

Le fonds de commerce, c’est quand même ça.  Le péché !!  Oui, vous aussi, vous êtes un affreux consommateur.  Vous brûlez sans compter les ressources de notre belle planète à l’autel de votre égoïsme coupable.  Combien de pauvres Nours polaires contraints par votre faute à abandonner le morceau de banquise rikiki sur lequel ils se tenaient en équilibre précaire ?  Il faut maintenant vous repentir pour le salut de votre âme !  Et n’oubliez pas la petite pièce le chèque, pour la quête.

Le Culte

Le premier bedeau de campagne venu pourrait vous le dire.  La Religion se nourrit du Culte.  Littéralement.  Aussi, pas de convictions climatiques sans liturgie pour les veaux entretenir.  Les pécheurs assemblés pour recevoir la bonne parole et communier autour de leurs pasteurs.  Amen.

La logique circulaire

Le climat se réchauffe.  Si la nature n’est pas bonne fille et que pendant 17 ans il ne se réchauffe plus du tout, c’est parce que le climat, il est détraqué.  Tellement déréglé qu’il ne sait même plus dans quel sens il doit aller pour augmenter.  Et quand pour finir la température moyenne se remet à augmenter (merci Saint Niño), cela ne peut être qu’une preuve de plus du réchauffement.  Et quand, inévitablement, le phénomène El Niño ira décroissant pour -peut-être- laisser la place à La Niña (refroidissement), on verra bien que c’est le déréglement climatique qui est de nouveau à la manoeuvre.   Quand il fait 35 degrés en été pendant 3 jours, c’est le réchauffement.  Quand on essuie quelques-uns des épisodes d’hivers glacials qu’on a connus durant les deux dernières décennies, « ca n’a pas de signification particulière, c’est un laps de temps bien trop court pour en juger ».  Ou, lorsque tout, absolument tout -et son contraire- sont systématiquement invoqués comme argument visant à démontrer l’existence d’un réchauffement climatique.  Ça ne fait pas un peu penser à la dernière fois ou vous avez essayé de raisonner avec un pote beurré comme un petit Lu ?

Pourquoi ?

Eh bien oui, pourquoi ?  Pourquoi tant d’animosité face à tout qui oserait émettre le plus petit doute sur la réalité, l’ampleur, ou les causes du réchauffement climatique ?  Depuis quand la science se soucie-t-elle à ce point de convaincre ?  Ou s’agirait-il plutôt de politique, c’est-à-dire l’exercice du pouvoir, et même plus précisément d’une variante totalitaire ?

La réalité scientifique n’a nul besoin d’être défendue, elle s’impose d’elle-même.  Tout le reste est inévitablement spécieux.

Quand vous voyez un personnage comme le prédicateur saoudien Bandar Al-Khaybari, qui fait la démonstration que la terre ne tourne pas sur elle-même, à quoi pensez-vous ?  Personnellement, je souris et puis je passe à autre chose.

En bonne logique, c’est comme cela que devraient réagir les scientifiques et plus généralement les défenseurs de la théorie sur le Réchauffement Changement Climatique, me semble-t-il ?  A-t-on jamais vu un scientifique digne de ce nom se préoccuper que tel ou tel religieux puisse remettre en doute la théorie de l’Évolution de Darwin par exemple ?

Pourquoi un tel déchaînement de passion sitôt qu’on émet un léger doute sur le réchauffement?  Le doute n’est-il pas sain?  N’est-il pas précisément à la base du progrès scientifique?  Le réchauffement aurait-il besoin d’être défendu?  La théorie serait-elle scabreuse ou insuffisamment fondée?

  1. L’article a mystérieusement disparu du site, mais se trouve encore dans Archive.org
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Philippe Huysmans

Webmaster du Vilain Petit Canard, citoyen de nationalité belge, né à Schaerbeek le 16.10.1966. Marié et père de deux enfants. Je vis en Belgique et j’exerce la profession d’Informaticien à Bruxelles. Mes articles

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