Les réseaux pas si sociaux

Temps de lecture : 11 minute(s)

Village Revel with Aristocratic Couple – David Teniers the Younger (1652).

Que sont les réseaux sociaux, tels Twitter, Facebook ou Whatsapp, en fait?    On nous les présente comme un moyen pour l’ensemble de la population d’échanger, de « socialiser », et donc comme des outils permettant à l’information d’être échangée sans entrave, sorte de panacée en matière de liberté d’expression.

Mais il n’en est rien, le terme même de réseau social est tout à la fois un oxymore et un mensonge pervers, et j’entends bien ici le démontrer au-delà du moindre doute.

Pour cela, faisons un petit détour par la sémantique, l’étymologie et l’histoire.   Parlons de ce que nous sommes, au fond, et de ce qui nous a amenés au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

  • Social (adj.) :  qui concerne la société (Littré)
  • Société (subst. fém.) : (Larousse)
    1. Ensemble d’êtres humains vivant en groupe organisé
    2. Milieu humain dans lequel quelqu’un vit, caractérisé par ses institutions, ses lois, ses règles […]

Immédiatement, on réalise qu’un réseau social n’a que peu à voir avec la société, qui concerne avant tout des gens qui vivent en groupe, dans un milieu, parce qu’on en a retranché tout ce qui en fait sa substance : la proximité, donc le partage des conditions, et le lieu, les deux étant historiquement consubstantiels.  On parle d’abord de familles étendues, de hameaux, de villages et puis de villes dans lesquelles les gens faisaient société, et leur proximité dans la vie de tous les jours était incomparablement plus resserrée qu’aujourd’hui.  Qui peut dire qu’il fait société avec une vedette qu’il suit sur Twitter ou n’importe qui d’autre d’ailleurs, pour autant qu’on ne parle pas de quelqu’un que l’on fréquente dans la vraie vie?  Êtes-vous seulement sûr que les personnes auxquelles vous êtes abonné sont réelles?   Pour le même prix, vous échangez avec la version informatique d’un grille-pain, et ne croyez pas que la distinction serait forcément aisée.

Je livre ici à votre sagacité deux citations qui, je le crois, montrent bien le côté pervers de confondre communication et relations sociales :

Quoi qu’en pensent les ambitieux, les sociétés ne peuvent s’étendre au delà de certaines bornes sans s’affaiblir. – (Condillac, Étud. hist. III, 3.)

Les hommes ne vivraient pas longtemps en société, s’ils n’étaient les dupes les uns des autres. – (La Rochefoucauld, Max. 87)

La première montrant qu’à force de diluer la société en l’étendant au point de mélanger des carpes et des lapins, on rend le mot vide de sens, et la seconde nous rappelle que de tout temps, la vie en société s’exprime à travers des codes, et peut être vue comme un immense théâtre ou chacun joue un rôle.   À cet égard, les réseaux sociaux, c’est la jungle, puisque tout le monde peut se faire passer pour ce qu’il n’est pas sans que jamais (ou presque), ils ne soient confondus.   Ce n’est pas qu’un monde virtuel, c’est surtout le monde du faux.

Et l’on comprend que nous sommes passés depuis belle lurette du stade de société à celui de masses.   La différence?   Elle est simple, les masses n’ont que peu en commun, et à ce titre il n’en sortira jamais rien de cohérent sauf à ce que cette opinion leur ait été obligeamment dispensée par les médias au service des dirigeants1.   Prenons un exemple récent : on prend une vice-présidente du Parlement Européen en flagrant délit de corruption, le Parlement et la Commission font à peu près comme s’il ne s’était rien passé et dans la foulée, se permettent de bloquer le passage d’une résolution permettant de prévenir/lutter contre la corruption.   Pour le dire autrement, ils ajoutent l’outrage à l’insulte.

Au Moyen Âge, une dirigeante de son importance convaincue de prévarication/corruption aurait été condamnée à mort et laissée à pourrir au gibet, pour l’exemple2

La terreur des élites mondialistes

Comment pourriez vous croire à l’aspect social des réseaux sociaux alors que tout démontre que même un semblant de cohésion au niveau de la population plonge ces élites dans des abîmes de terreur?   Qu’ont-elles eu de plus pressé au début de ce coup d’état planétaire, ces élites, que d’empêcher absolument les gens de faire société, de se rencontrer, de discuter, de manifester?  C’est là une question de vie et de mort que d’empêcher que les gens puissent réaliser collectivement à quel point ce qu’on leur imposait était inacceptable.    On ne veut plus d’électrons cohérents tournant sur des orbites plus ou moins stables autour d’un noyau, on veut des électrons libres, dont la charge électrique les conduit à se repousser les uns des autres.    On veut des solitaires, on veut briser leurs légitimes aspirations à vivre librement.   On veut instaurer le désespoir après avoir imposé les conditions de l’impuissance individuelle à changer le cours de choses.  Pour dire les choses simplement, les élites veulent passer du stade de la société à celui de la ruche.

Les promesses miracles

N’a-t-on pas entendu çà et là des pompeux cornichons comparer la révolution internet avec l’invention de l’imprimerie, affirmant que si l’invention de Gutemberg avait permis à tout le monde de lire, désormais internet permettait à chacun d’écrire?   C’est évidemment une promesse mensongère, pour au moins trois raisons évidentes :

  • Que sert d’écrire, si l’on est pas lu?  À cet égard, nous montrerons plus loin que les réseaux sociaux, particulièrement, sont un moyen extrêmement efficace de diluer, puis de faire disparaître l’information presque aussitôt qu’elle est publiée.  Des oubliettes, en somme.
  • Quantité n’est pas qualité : des millions de tweets sont publiés par jour, soit.   Mais sur ces millions d’impensées, combien pour faire sens?  C’est le facteur de dilution que j’évoquais au point précédent.
  • Format : sérieusement, comment pourrait-on émettre une pensée articulée en 280 signes?   Et en faire un thread ne change rien à l’affaire, c’est simplement un frein à une communication intelligente, raison pour laquelle 99,99% des tweets sont des espèces de petites flatulences cérébrales sans intérêt, et ceci, nous le verrons plus loin, est encouragé/récompensé.  À quand une oeuvre monumentale comparable aux Misérables de Victor Hugo en 5 tweets?   À quand l’Encyclopedia Universalis en 30 tweets?

Diffusion de l’information

Au-delà de ce que j’exprimais plus haut, un autre facteur vient jouer littéralement le rôle d’un édredon, en limitant drastiquement la diffusion des posts, que ce soit sur Twitter ou Facebook (et ce sera pareil pour les autres réseaux sociaux), il s’agit d’un algorithme essentiellement logarithmique.  Je caricature un peu, d’autres éléments peuvent intervenir dans un sens ou dans l’autre, mais le coeur du logiciel est bien logarithmique.

Pour faire simple, en base 10 (décimal), le logarithme de 10 est égal à 1, celui de 100 est égal à 2 et ainsi de suite.    Le logarithme de 1.000.000 n’est que de 6 (le nombre de zéros, en somme)3.   Quelque soit la base de logarithme considérée (et implémentée par les RS), on comprend qu’il s’agit d’un énorme facteur de limitation de la capacité, pour une information donnée, à toucher un grand nombre de personnes.  Cela signifie, en language clair, qu’un compte ayant 10.000 abonnés aura une diffusion à peine meilleure que celle d’un compte à 1.000 abonnés.   On voit le côté futile de passer le plus clair de son temps à tenter de faire grimper son nombre d’abonnés.

Et c’est logique : pour ces réseaux sociaux, la diffusion de l’information représente une charge, et donc des coûts élevés d’exploitation, qui vont grever les marges bénéficiaires déjà très réduites.  Eh oui, la seule information que les réseaux ont intérêt à propager ce sont les publicités payées par les annonceurs.

Vous pouvez aisément constater ceci par vous-même en consultant les statistiques analytiques de votre compte (ici, Twitter).   Vous serez parfois effaré du peu d’impressions4 enregistrées pour un tweet donné.  C’est ici qu’interviennent des éléments de pondération dans l’autre sens, lorsque par exemple les premiers abonnés à l’avoir reçu le likent, ou le retweetent, ou postent un commentaire.

Le résultat est une espèce de boîte magique, qui tantôt étouffe totalement votre communication, et tantôt la met en valeur, c’est un principe bien connu des exploitants de machines à sous dans les casinos : si personne ne gagne jamais, plus personne ne jouera.   C’est aussi un facteur d’assuétude, qui a mené à des développements de « techniques » permettant, selon ceux qui y croient de faire grimper artificiellement leur reach (leur diffusion).

Ainsi ceux qui pensent que plus vous postez plus vous avez de chances d’être lu (le genre qui dans les casinos, finissent ruinés, n’ayant pas compris qu’à la fin, c’est toujours le bandit manchot qui gagne).   Posteurs compulsifs, ils ne peuvent contempler l’idée de laisser passer une seule journée sans poster, si possible en tentant de susciter une interaction (sondages stupides, questions futiles…).

D’autres qui croient à la vertu de la citation des @alias dans leur post, et celui-ci ne contient pratiquement jamais autre chose que cela, il n’y a pas de contenu, en fait.

D’autres encore, qui, jaloux du succès d’une vidéo ou d’une image postée par autrui, la reprennent, la recadrent (généralement un zoom), puis la repostent pour leur compte.   Il s’agit là d’essayer de tromper l’algorithme de Twitter qui lui identifie les images ou les vidéos par une empreinte, que l’on appelle un hash.

Mais là encore, c’est s’imaginer un peu naïvement que les fabricants de machines à sous ne sauraient pas comment les régler pour qu’elles soient toujours rentables.

Censure

C’est également un facteur de limitation de la liberté d’expression, vous en conviendrez.   Au moment où Elon Musk a pris le contrôle de Twitter, il avait promis que désormais, c’en était fini de la censure, et que tout le monde pourrait bien exprimer les idées qu’il veut, pour autant qu’il ne viole aucune loi existante.   Toujours est-il que n’importe qui peut bien constater que la censure n’a nullement diminué, il suffit pour cela de monitorer, à l’aide d’une petite application comme Unfollow monkey le statut de vos abonnés.  Suspendus, comptes fermés à la pelle, rien n’a changé en fait.

Et si changement il y a, il ne va pas dans le bon sens, ainsi qu’en atteste ce post un peu lunaire d’Elon Musk :

La nouvelle politique de Twitter est la liberté d’expression, mais pas la liberté d’atteindre (vos abonnés).  Les tweets négatifs / haineux seront déboostés et démonétisés au maximum, donc pas de publicités ou d’autres revenus pour Twitter.  Vous ne trouverez pas le tweet à moins que vous ne le recherchiez spécifiquement, ce qui n’est pas différent du reste d’Internet.

Qu’entend-on par tweet négatif?  Pas très difficile de comprendre qu’on parle bien d’une évaluation subjective, donc arbitraire.   D’ailleurs Elon Musk ne s’était-il pas vanté du fait qu’en dépit d’une activité accrue sur le réseau, le nombre d’impressions5 concernant les posts haineux avait drastiquement diminué?   Soit, mais on peut penser que cela concerne plus largement le reach en général, à l’exclusion des pigeons qui accepteront de payer 8 dollars par mois pour précisément, voir leurs pensées profondes être plus largement diffusée.  Vous pourrez bien lire tout votre saoul, mais pour ce qui est d’être lu, par contre…    À deux doigts de réinventer la télévision, le gars.

Profils types des Twitteriens

Les réseaux sociaux sont à l’image des sociétés, mais en plus distendus, moins formels, virtuels et à ce titre moins dépendants d’une réalité concrète.  Néanmoins, nous y retrouvons plus ou moins les mêmes profils que dans la vie réelle.    Pour le dire autrement, c’est un zoo ou l’on cotoie toutes sortes d’espèces ayant leur caractère et leur comportement propres.

Le sociopathe : sur les réseaux sociaux comme dans la vraie vie, des gens toxiques.   Ils se pensent seuls au monde en capacité de produire un raisonnement sensé et une pensée articulée là où ils voient le reste de l’humanité comme une cohorte de PNJ6.   Ils ne viennent sur les réseaux sociaux que pour dégoiser leur pensées profondes à eux qu’ils aiment et sont facilement reconnaissables en ce que jamais, en aucune circonstance, ils n’interagiront avec d’autres gens (répondre à un commentaire par exemple).  C’est dans cette première catégorie que vous retrouverez les posteurs compulsifs que j’évoquais plus haut, les mêmes qui useront de « techniques » puériles pour tenter de promouvoir leur diffusion.

L’idéaliste/romantique : prompts à innonder les réseaux sociaux de photos de chatons, de vidéos (bidonnées) de sauvetage de quelque pauvre animal supposément en danger, et désireux de nous faire partager leur philosophie à la gimauve ou leur chagrin (possiblement bien réel, celui-là) de voir le monde évoluer toujours vers le pire.   Cette catégorie est également portée à l’interaction.

Le lecteur passif : correspond à mon propre profil.   Ceux-là postent rarement, et lisent beaucoup.  Ce sont ceux-là aussi qui interagiront le plus avec les gens qu’ils suivent.

Les bots : ce sont soit des comptes automatisés, soit des comptes alimentés par des fermes à troll, payés pour faire la promotion de tel ou tel bien/service, soit pour balancer de la propagande.   Ce sont les plus fidèles abonnés de nos politiques, et pour cause.

Conclusion

Les réseaux sociaux, Twitter en tête, ne sont qu’une parodie de moyen de socialiser.  Dès le Moyen Âge circulaient sous le manteau des pamphlets qui étaient lus, pour le plus grand plaisir des auditeurs, dans des auberges, ou lors de fêtes de village, lorsqu’on savait qu’il n’y avait pas de gens d’armes dans les environs.  Et l’on sait qu’un certain nombre d’entre eux on porté un tort considérable à la réputation de tel ou tel grand personnage de l’époque.

L’art subtil de nos élites a été de créer, sous vos yeux ébahis de faux moyens de rendre la contestation publique, et force est de constater que l’immense majorité de la population est tombée dans le panneau.   Or on ne peut rien attendre de pseudo moyens de contestation qui vous ont été obligeamment fournis par des gens dont le seul but est de vous réduire au silence : les dés sont pipés.

  1. On pourrait faire un parallèle avec l’Union Européenne, qui illustre bien à quel point la fusion imposée à des peuples ne partageant que fort peu d’intérêts et de valeurs conduit par la force des choses à un machin improbable, mais qui convient parfaitement à nos élites qui l’ont assujettie illégitimement à gouvernement non élu de pantins corrompus au service exclusif de la finance internationale.
  2. Voir la toile commandée par les notables de Bruges au peintre Gerard David, dépeignant l’exécution d’un juge prévaricateur.  [wiki]
  3. Base logarithmique : je ne considère ici que la base 10 parce que c’est la plus simple à expliquer à des néophytes.
  4. Impressions (angl.) : nombre de fois qu’un post sera apparu dans la timeline d’un de vos abonnés, dans le jargon de Twitter.   À noter que ceci ne dit rien du fait que ce tweet aurait été lu, mais seulement qu’il l’aurait pu.
  5. Impressions (angl.) : voir note #4
  6. PNJ : personnage non joueur.   Dans les jeux vidéo, ce sont les personnages qui ne sont pas contrôlés par un des joueurs, mais bien par le logiciel lui-même.   Ce mot se traduit en anglais par bot, contraction du mot robot.
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Philippe Huysmans

Webmaster du Vilain Petit Canard, citoyen de nationalité belge, marié et père de deux enfants. Je vis en Belgique et j’exerce la profession d’Informaticien à Bruxelles. Mes articles

13 réflexions sur “Les réseaux pas si sociaux

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    3 janvier 2023 à 23:54
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    Vous êtes lucide. C’est mal vu à une époque où tous se gavent de glucides. Nous vivons en fait dans un fascisme permanent. Car quand le fascisme est vaincu, ses soi-disant vainqueurs arrivent à chaque fois à recréer les conditions qui mènent immanquablement au retour du fascisme. Les ennemis du fascisme seraient dès lors les complices du fascisme? Ou est-ce tout simplement un changement régulier du menu lorsque les exploitants du restaurant sentent que les clients commencent à trouver la bouffe infecte et trop chère?

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      4 janvier 2023 à 15:06
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      Je pense que nous sommes à une époque charnière. Les élites ayant réalisé l’effondrement du système capitaliste veulent, en toute hâte, instaurer un gouvernement mondial, effectivement d’essence fasciste, mais aussi communiste (pour les gueux : vous ne posséderez rien et vous serez heureux).

      Ceci est une première, et j’espère que cette tentative, non seulement avortera, mais restera bien unique dans l’histoire.

      Il est grand temps qu’on se réveille, tant qu’on a encore la possibilité de réagir, même faiblement.

      Tous mes voeux pour 2023, pas que je croie que ça va être une année de rêve, mais qui sait…

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    4 janvier 2023 à 09:36
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    Merci pour cette analyse pertinente et trés claire.

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      4 janvier 2023 à 15:06
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      Merci à vous pour votre gentil commentaire, et mes meilleurs voeux pour l’année qui débute.

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    7 janvier 2023 à 10:45
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    L’image de l’araignée tapissant sa toile pour attirer ses proies, tout comme le nom de Windows, la fenêtre, le point de vue.. Un système qui s’est mis en place et que nous utilisons presque tous.
    Presque tous ?
     » C’est une révolution monétaire qui est en cours analyse Jean-Dominique Seval, expert en économie numérique. « Chaque yuan numérique créé est suivi dans toute sa vie. On pourra même aller jusqu’à programmer les dépenses. Par exemple si l’Etat décide qu’il faut accélérer la circulation de ces yuans parce qu’il y a une crise et qu’il faut que les gens dépensent, l’Etat pourra dire ‘vous avez tant de yuans, ils seront périmés à telle date’. L’Etat aura un regard permanent sur la circulation du moindre yuan créé et diffusé », prédit-il.  »
    https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/la-chine-teste-le-e-yuan-une-monnaie-numerique_4615889.html
    Sauf que la Chine, c’est immense, pas que des grosses villes, il y a aussi des paysans chinois qui produisent pour l’alimentation des citadins. Avec des outils minimalismes.
    L’occident de la même façon n’est pas toute la planète.
    De même que l’hypnose collective n’a pas touchée toute la planète.
    La lucidité d’un petit nombre et/ou le « bon sens », même d’un petit pourcentage de personnes est déjà un espoir pour notre avenir.
    Merci pour cette réflexion sur les réseaux sociaux et mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2023.

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      7 janvier 2023 à 13:29
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      Bonjour Adèle,

      Meilleurs voeux pour 2023 à vous aussi!

      Vous mettez le doigt sur un point important : la volonté des élites de standardiser tout et jusqu’à l’humain transformé en machine/esclave se heurtera à une réalité indépassable, à savoir que l’humain est divers et farouchement attaché à son indépendance.

      Cela montre qu’en dépit de plans astucieux et minutieusement préparés depuis des décennies, ces mêmes élites font preuve de peu de profondeur intellectuelle voire même de puérilité alors qu’ils se heurteront au mur de la diversité humaine.

      Un peu d’espoir, en somme.

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    9 janvier 2023 à 11:45
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    Un article intéressant concernant Elon Musk et qui va tout à fait dans le sens de votre conclusion :
    https://reseauinternational.net/le-grand-jeu-elon-musk-et-twitter/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-grand-jeu-elon-musk-et-twitter

    Comme le dit JD Michel, il faut que les résistances se réunissent. Nous sommes plus nombreux. Une minorité de fous furieux ne peuvent pas détruire notre humanité. Je n’arrive pas à y croire. Il faut se bouger.

    Bonne année à vous. Espérons que 2023 sera l’année de la fin de ce cauchemar.

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      10 janvier 2023 à 12:44
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      Oui, c’est une bonne analyse, il ne faut pas voir Musk comme un opposant au système, mais juste comme un énième canasson de la même écurie.

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    10 janvier 2023 à 10:30
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    « ….Pour dire les choses simplement, les élites veulent passer du stade de la société à celui de la ruche… » Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec vous et finalement le progressisme et son transhumanisme traduisent une volonté de transformer l’humain en une sorte d’insecte enfermé dans un espace clos pré-déterminé où règne un ordre totalitaire. L’image de la ruche est pertinente également au sens où une abeille qui voudrait s’en évader a toutes les chances de mourir ; mais elle mourra aussi de toutes façons après s’être épuisée de travail dans les alvéoles. Les réseaux sociaux reflètent bien cette régression vers des comportements de type animal c’est à dire où toute forme de réflexion est absente au profit de réactions instantanées dont la forme sommitale est le « tweet ». Les alvéoles de la ruche ont donc des parois de miroir où les abeilles peuvent se voir travailler et ainsi admirer leur vie de forçat. Il est donc prudent de se désynchroniser de ce système en refusant tout d’abord le rythme qu’il entend imprimer. L’autre aspect est peut-être d’apprendre à mortifier notre narcissisme naturel au profit d’une certaine humilité par différents moyens : la lecture lente, l’écriture manuscrite, la musique ancienne, la marche non sportive, le silence, la prière… C’est à contre-courant et surtout cela peut nous placer en retrait du bruit et de la fureur de la machine infernale.

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      10 janvier 2023 à 12:46
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      Je partage votre conclusion, d’ailleurs je me limite à 5 min exactement de Twitter, puis je ferme. Par ailleurs je m’instruis et n’écoute pratiquement rien d’autre que de la musique ancienne, allant de la renaissance au baroque.

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    20 janvier 2023 à 14:50
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    Marrant, leur slogan c’est: « Facebook vous permet de rester en contact et d’échanger avec les personnes qui vous entourent »
    Pourtant, fesbouq ne me permet justement pas d’être en contact ni d’échanger avec quiconque puisque je refuse d’y adhérer ! fesbouq a justement créé une distance virtuelle entre moi et « les gens qui m’entourent », un espace où ce qu’on se serait échangés auparavant en toute convivialité devrait à l’avenir faire l’objet d’une permission!
    Les « social networks » tuent la vie sociale puisque la solitude et l’isolement sont recherchés pour y contribuer.

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    21 janvier 2023 à 14:33
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    Bonjour Tobor,

    Tous mes voeux pour 2023 🙂

    Ton analyse rejoint la mienne, en somme, les RS ne sont pas là pour établir des relations sociales mais bien pour éclater celles-ci.

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