Requiem express pour Lolita

Credit : David McGlynn – New York Post

J’ai été très étonné par le suicide d’Epstein, mais probablement pas autant qu’Epstein lui-même. 
John McAfee

Samedi 10 août, vers 6h30 du matin, Jeffrey Edward Epstein a été retrouvé mort, pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center (Manhattan) où il était incarcéré depuis son arrestation le 7 juillet dernier.

Faut-il préciser que la plupart des journaux européens se sont empressés de conclure au suicide avant même que l’enquête ait débuté ?  La palme du titre volontairement fallacieux et putassier revenant à la DH qui dans son fil RSS publiait samedi à 12h16 :

Le financier Jeffrey Epstein, proche de Trump, a été retrouvé mort dans sa cellule – [Lien]

By: Rédaction

Le milliardaire américain Jeffrey Epstein a été retrouvé mort dans sa cellule vendredi soir. Des sources policières américaines l’ont rapporté aux médias américains ce samedi. Le financier Jeffrey Epstein devait être jugé […]

Qui devient, quelques heures plus tard (et on parle bien du même article) :

Jeffrey Epstein meurt avant l’issue de son procès pour abus sexuel: le FBI ouvre une enquête sur le suicide

Rédaction Publié le samedi 10 août 2019 à 15h16 – Mis à jour le samedi 10 août 2019 à 21h161

Le financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a été retrouvé mort samedi dans sa cellule new-yorkaise, apparemment un suicide sur lequel le FBI a ouvert une enquête.

Le samedi 10 août, vers 06H30 locales (10H30 GMT), « Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule (…), apparemment d’un suicide », a confirmé l’administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, ait annoncé son suicide au Metropolitan Correctional Center, prison fédérale de Manhattan […]

Le procureur général, William Barr a d’ores et déjà annoncé qu’une enquête serait diligentée par l’inspection générale du département de la justice, et que si désormais les poursuites sont éteintes à l’encontre de Jeffrey Epstein, l’enquête sur ses crimes, et d’éventuels complices doit impérativement continuer

Je ne sais pas pour vous, mais vu d’ici, ça ressemble surtout à un voeu pieux, pour tenter d’éteindre l’incendie qui commence sérieusement à prendre de l’ampleur dans les milieux républicains.

Et de ce côté-ci de l’Atlantique, les pompiers de service sont déjà à l’oeuvre : 

Etats-Unis. Le suicide présumé de Jeffrey Epstein suscite théorie du complot et indignation – [Lien]

[…] Ces influents réseaux du prévenu alimentent une théorie du complot selon lequel son suicide pourrait être en réalité un meurtre destiné à protéger des personnalités pouvant être incriminées par un procès, au point de rendre rapidement viral le hasthag #EpsteinMurder sur Twitter. Rien d’étonnant à cela, commente le site The Daily Beast :

Jeffrey Epstein avait lui-même indiqué des connexions [liées à son trafic sexuel] avec des personnalités riches et puissantes dans les rangs de la politique”.

Le président Donald Trump a d’ailleurs lui-même nourri les doutes en retweetant plusieurs posts reliant l’ancien président Bill Clinton à la mort du prévenu. Trump a notamment retweeté, rapporte The Daily Beast, un post invoquant “des documents révélés hier [vendredi] sur le fait que des démocrates influents, y compris Bill Clinton, ont participé à des séjours sur ‘l’île de la pédophilie’ de Jeffrey Epstein.”

Le ton est donné d’emblée.  Imaginer une seule seconde que le décès de l’intéressé pourrait être dû à autre chose qu’un suicide ou un banal accident lors de la confection d’un noeud de cravate un peu compliqué sera immédiatement assimilé à du complotisme, sauf si bien sûr la « personnalité riche et puissante dans les rangs de la politique » ne devait être autre que Donald Trump, auquel cas le sujet serait automatiquement promu au rang d’information vérifiée de tout premier plan.

C’est d’ailleurs étrange que l’on évoque systématiquement Donald Trump, tout en omettant de vous parler d’autres personnages de tout premier plan qui ont fréquenté assidûment Epstein et ont voyagé à ses côtés à plusieurs reprises à bord du Boeing 727 privé de celui-ci, baptisé « Lolita Express ».   Parmi eux nous retrouvons les époux Clinton, dont wikipedia nous dit :

En septembre 2002, il a transporté Bill Clinton, Kevin Spacey et Chris Tucker en Afrique dans son jet privé (un Boeing 727) pour promouvoir l’ancien président dans ses efforts de lutte contre le SIDA.

Et vous remarquerez que les rares fois où la presse évoque la relation entre Epstein et les Clinton, ils insistent particulièrement sur le fait que ceux-ci n’ont voyagé qu’une seule fois à bord du Lolita Express et c’était pour aller en Afrique, mais surtout pas pour aller sur l’île privée de celui-ci, appelée Petit Saint James, dans les îles vierges.

Little Saint James island – Credit : google maps

Epstein et les époux Clinton

Seulement voilà, il est désormais de notoriété publique que les Clinton ont voyagé à bord du Lolita Express à de très nombreuses reprises, et je peux imaginer que ce n’était pas à chaque fois pour aller promouvoir les efforts de Bill Clinton dans la lutte contre le sida en Afrique.    Pour rester homologué et autorisé au transport de personnes, un certain nombre de documents doivent nécessairement accompagner l’appareil, et à chaque vol, une liste des passagers doit être établie.  Ainsi le carnet de vol mentionnera la date et l’heure de départ, la destination, l’arrivée et les éventuelles observations du pilote, auquel sera attaché le manifeste des passagers dont une copie sera transmise aux autorités aéroportuaires (douanes) avec le plan de vol.  Ensuite ces documents sont transmis à la FAA (administration fédérale de l’aviation) pour y être conservés.

Dès 2016, une enquête signée FoxNews mettait en évidence la présence des époux Clinton sur au moins 26 vols à bord du Lolita Express entre 2001 et 2003, et pour au moins cinq d’entre-eux, les services de protection rapprochée du président n’étaient pas présents, ce qui constitue une sérieuse entorse aux protocoles de sécurité.   Les journalistes de Fox ont introduit de multiples FOIA (Freedom Of Information Act) auprès du Secret Service en charge de la protection rapprochée du président, mais ceux-ci ont refusé de répondre aux questions.   Tout au plus apprendra-t-on, en réponse à une autre « FOIA » que les membres du secret service n’ont jamais accompagné Bill Clinton sur l’île du Petit Saint James, ce qui est plus une absence de preuve qu’une preuve d’absence, vous en conviendrez.

On apprend aussi que le Lolita Express avait été spécialement aménagé, notamment d’un lit, destiné à accueillir les ébats sexuels des passagers avec les « guests », les petites lolitas qui figuraient, elles-aussi sur la liste des passagers, mais parfois sous la simple mention d’un prénom.

Qui était vraiment Jeffrey Epstein ?

Et d’où tenait-il cette formidable fortune qui lui a permis de fréquenter le gratin de la jetset, allant de Bill Clinton au prince Andrew (Duc d’York) en passant par Woody Allen, Katie Couric et une multitude de célébrités, et de prix Nobel ?

La réponse est simple, sous couvert d’une activité de gestionnaire de fortune (fiducie), Epstein se livrait massivement à l’extorsion de fonds auprès de ses « clients » à qui il avait offert des services de « massages » par des adolescentes mineures, ainsi qu’en attestait déjà le dossier établi par la police de Palm Beach en 2006.

La police a entamé une enquête (11 mois) suivie d’une perquisition concluant qu’Epstein avait payé plusieurs « escorts » pour accomplir des actes sexuels avec lui. Sur la base des dires de cinq victimes présumées et dix-sept témoins sous serment, d’un relevé de notes et d’objets trouvés chez Epstein, les enquêteurs ont conclu que certaines des filles étaient mineures au moment des faits. Un grand nombre de photos de jeunes filles ont été trouvées partout dans la maison (dont certaines avaient été auditionnées plus tôt par la police). Selon les enquêteurs en 2006, Epstein avait caché des caméras dans de nombreux endroits de sa propriété pour enregistrer les rapports sexuels entre des personnalités et des prostituées, à des fins criminelles telles que le chantage.  Source : wikipedia

Et ne nous leurrons pas, au point où en sont les taux d’intérêt qui n’ont fait que tomber depuis le crash de 2008, faire fructifier la fortune de quelques centaines de personnalités, les rémunérer au travers de dividendes tout en s’octroyant un salaire astronomique et le train de vie d’un nabab semble un peu trop beau pour être vrai.   Ne parlerait-on pas plutôt d’un montage de type Ponzi, dans lequel les anciens clients recevraient sous forme de dividendes le principal placé par les derniers clients en date ?  En pareil cas, il n’y aurait plus de principal, et nous nous retrouverions en face d’une escroquerie façon Bernie Madoff à la puissance mille, une pure extorsion par voie de chantage.

Dead man switch

Faire chanter les puissants est peut-être une activité lucrative, mais elle n’est pas sans risque.  Il y a gros à parier qu’à la première occasion, ceux-ci tenteraient de vous envoyer manger les pissenlits par la racine.  Ainsi, il y a tout lieu de penser que Jeffrey Epstein aura eu soin de faire appel à une personne de confiance en charge de transmettre des preuves accablantes aux médias et au procureur, s’il devait défunter dans des circonstances peu claires.  L’intéressé n’était pas idiot du tout, je parie un chien de ma chienne contre un chien de fusil qu’il existe au moins deux backups des données qui étaient le véritable « fonds de commerce » de cette ordure.  On peut même raisonnablement penser que celui qui se trouve être dépositaire des données n’en possède pas la clé.

On peut donc se prendre à rêver que les preuves finissent en effet par arriver à la rédaction de médias proches des républicains, avant de terminer leur course sur le bureau du procureur fédéral.  Justice serait servie et ce serait selon toute probabilité le déclenchement du plus gros scandale de l’histoire des États-Unis, décapitant d’un coup sec l’establishment infiniment pourri que nous appelons l’État profond.

Un suicide ?  Bon, eh bien je suppose qu’il ne reste plus qu’à nous convaincre

Un peu d’humour, façon McAfee…

Eh oui, tout le monde, ou presque, avait déjà prédit qu’il serait « suicidé » en prison, et n’avait-il pas fait une « tentative de suicide » voici trois semaines ?  Il avait alors été placé sous surveillance constante (suicide watch)… Surveillance qui lui fût inexplicablement retirée  six jours plus tard.  Tout aussi étrange, son codétenu avait été déplacé dans une autre aile, le laissant seul occupant de la cellule.   On pourrait aussi parler des caméras de vidéo-surveillance ?  Il y en a partout dans les centres de détention, y compris dans les cellules, et tout est enregistré dans des serveurs selon des procédures strictes.  Mon petit doigt me dit qu’on ne retrouvera jamais l’enregistrement du suicide de Jeffrey Epstein, et qu’on invoquera un « dysfonctionnement » du système justement ce matin-là. 

Lien avec d’autres affaires

Si une enquête sérieuse devait s’ensuivre, il ne serait pas totalement inutile de revenir un peu sur des affaires plus anciennes : les e-mails d’Hillary Clinton, le phishing qui avait mené à la publication complète des e-mails de John Podesta, et le pizzagate.

En son temps, j’avais très sérieusement creusé le dossier, pour m’apercevoir qu’il y avait à peu près autant d’information que d’intoxication parmi les documents que l’on pouvait trouver sur le net.  Par excès de prudence, et parce qu’il n’existait aucune preuve formelle de l’existence d’un réseau pédophile organisé par des personnages parfois de premier plan comme Podesta ou Clinton, j’avais choisi de ne rien publier sur la question.  Souvenez-vous, c’est l’époque, — pas si lointaine — où le seul fait d’évoquer « Lolita Express » était un marqueur infaillible de conspirationnisme…

Et puis, disons-le, on meurt beaucoup dans l’entourage des Clinton — vraiment beaucoup et parfois très jeune — nous le verrons, et ce n’est pas Jeffrey Epstein qui me contredira… 

Au commencement était la convention démocrate

Nous sommes en 2016, plus exactement le 19 mars.  L’idiot de service à l’informatique (Charles Delavan) envoie un mail à la secrétaire de John Podesta, qui se trouve être le directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, dans lequel il confirme que le mail reçu par l’intéressé (qui est un grossier phishing) est vrai et qu’il doit immédiatement changer son mot de passe GMail, ce que Podesta fera… en cliquant sur le lien contenu dans le Phishing.   Les e-mails interceptés par des soi-disant « pirates russes à la solde de Poutine », publiés intégralement sur Wikileaks,  donneront lieu à l’enquête fleuve de deux ans (russiagate) sur la soi-disant « ingérence russe » dans les élections présidentielles, qui s’avèrera être totalement vide comme sera forcé de le reconnaître le procureur spécial Robert Mueller.  Ce sera un coup dont les médias démocrates auront bien du mal à se remettre, eux qui en avaient fait leurs choux gras du soir au matin pendant ces deux années.  Également un coup dur pour la crédibilité des politiciens qui, du côté démocrate, avaient soutenu ces fariboles, et un fier service à Donald Trump pour qui cela représente plus ou moins la victoire dans un fauteuil pour un deuxième mandat à la Maison Blanche.  Et ne vous laissez pas abuser par des phrases vides reprises en coeur par tous nos médias comme « Le procureur spécial Mueller refuse de disculper Trump » parce que tout d’abord, il n’a jamais été inculpé et ce n’était nullement le boulot de Mueller qui consistait uniquement à prouver ou réfuter une « ingérence russe » dans l’élection présidentielle.  Quand vous avez des médias qui vont jusqu’à affirmer sans rire que Trump aurait essayé d’influencer l’enquête alors qu’il est prouvé aujourd’hui qu’il n’y avait rien à cacher tout d’abord, vous pouvez être bien sûr qu’ils vous prennent pour des bulots.

Ces e-mails sont intéressants à plus d’un titre.  On y trouve toutes les petites manipulations ordinaires des démocrates entre eux pour barrer la route au candidat Bernie Sanders, les petits arrangements avec les journalistes allant jusqu’à leur dire ce qu’ils devaient écrire ou les questions qui seraient posées lors d’un débat télévisé…

Plus étrange, parmi tout ce fatras de correspondance mélangeant allègrement le privé et le professionnel, on trouve un certain nombre d’e-mails envoyés ou reçus par John Podesta qui semblent bien être écrits de manière codée, et ce code2 est bien connu des enquêteurs qui ont à traiter des dossiers de pédophilie.  Et non, ce n’est pas du « conspirationnisme » ce sont juste des preuves formelles parfaitement recevables par un tribunal attendu qu’il s’agit d’e-mails pour la plupart « signés » par les serveurs de Gmail suivant un protocole appelé dkim.  Ces e-mails ne peuvent en aucune manière avoir été forgés, ou altérés.  L’intéressé n’a d’ailleurs jamais contesté leur authenticité.

E-mail #32795 envoyé à John Podesta par ses@sandlerfoundation.org

From:ses@sandlerfoundation.org
To: john.podesta@gmail.com
CC: eryn.sepp@gmail.com
Date: 2014-09-02 17:54
Subject: Did you leave a handkerchief


Hi John,

The realtor found a handkerchief (I think it has a map that seems pizza-related. Is it yorus? They can send it if you want. I know you’re busy, so feel free not to respond if it’s not yours or you don’t want it.

Susaner

From: Kathryn Tate [mailto:kathy@ktate.com]
Sent: Tuesday, September 02, 2014 10:04 AM
To: Sandler, Susan
Cc: Sandler, Herbert
Subject: You left something at the Field house

Susan & Herb
I just came from checking the Field house and I have a square cloth handkerchief (white w/ black) that was left on the kitchen island.
Happy to send it via the mail if you let me know where I should send it.

I also meant to inquire yesterday about the pillows you purchased. I can send them as well, if you let me know where they are in the house.

Safe travels to all
Kate

Le code utilisé ici est handkerchief (code foulard), tandis que « pizza-related » vient un peu comme un cheveu dans la soupe, donnant à penser qu’on ne parle pas exactement de pizza au sens où on l’entend généralement.  Conspirationniste ?  Eh bien c’est ce que je pensais il y a trois ans, mais aujourd’hui je vois ça d’un regard tout neuf, en fonction notamment de l’actualité récente.  Et notez que pour ma part, je considère bien que le pizzagate est une légende urbaine…  Je ne trouve pas grand-chose de sensé dans la théorie qui voudrait que le restaurant Comet Ping-Pong aurait été un repaire de pédophiles où auraient été organisées des orgies ou Dieu sait quoi.  Je crois plutôt que ceci n’est que le versant « intoxication » de l’affaire, qui elle, concerne plus spécifiquement John Podesta et son entourage.  Et soyons logique, si Podesta avait oublié un mouchoir sur l’îlot de la cuisine d’une résidence de location, ce mouchoir aurait fini à la poubelle sans autre forme de procès.

E-mail #10052 envoyé par tom.rosenstiel@gmail.com à John Podesta (et d’autres)

> With enormous gratitude to Advance Man Extraordinaire Haber, I am popping
>> up again to share our excitement about the Reprise of Our Gang’s visit to
>> the farm in Lovettsville. And I thought I’d share a couple more notes:
>> We plan to heat the pool, so a swim is a possibility. Bonnie will be
>> Uber Service to transport Ruby, Emerson, and Maeve Luzzatto (11, 9, and
>> almost 7) so you’ll have some further entertainment, and they will be in
>> that pool for sure. And with the forecast showing prospects of some sun,
>> and a cooler temp of lower 60s, I suggest you bring sweaters of whatever
>> attire will enable us to use our outdoor table with a pergola overhead so
>> we dine al fresco (and ideally not al-CHILLo).

Les enfants dont il est question ici sont ceux de Tamera Luzzatto (Senior Vice President, Government Relations / The Pew Charitable Trusts) qui est aussi dans la boucle et a rédigé une partie du contenu.    Quel genre de divertissement peuvent bien procurer des enfants de 11, 9 et 7 ans à des adultes dans une piscine, alors qu’il fait par ailleurs caillant à l’extérieur (15.5°C) ?  Un simple regard au blog consacré à sa sa fille Evy n’est pas exactement de nature à rassurer qui que ce soit.  L’accès au blog a été fermé, mais pas avant que quelqu’un ait eu la bonne idée de l’archiver.  En haut de la page on peut lire :

Evie’s Crib

Evelyn is growing up, soon she will be the Queen of the entire US of A, right now, for a limited time only, you can spend some time with her online, raw and uncut. Take advantage of this now, as in the future she will have the power of life and death over you.

Okay, appelons ça de l’humour américain bien qu’au pays de l’oncle Sam, des parents ont été déchus de leur droits parentaux pour moins que ça.

Tamera Luzzatto se trouve également être l’ancienne chef de cabinet de la sénatrice Hillary Rodham Clinton de 2001 à 2009.  Avant de travailler pour le sénateur Clinton, Luzzatto a fait partie du personnel du sénateur de Virginie-Occidentale John D. Rockefeller IV pendant près de 15 ans, en tant que directeur législatif et chef du personnel.  Elle a été le principal agent de liaison du sénateur Rockefeller avec deux des principaux comités consultatifs présidés par ce dernier, à savoir la Commission nationale de l’enfance et la commission Pepper sur les soins de santé.  Elle a obtenu son diplôme de gouvernement à l’Université Harvard, avec grande distinction.  Source : Pew

Pour la petite histoire, Tamera est la fille d’Anne Luzzatto (en photo sur le blog précité), membre du prestigieux Council on Foreign Relations qui compte dans ses rangs les personnages les plus riches et les plus influents du pays.

E-Mail #26345 de john.podesta@gmail.com à podesta@podesta.com  (Tony Podesta)

On Jan 6, 2014, at 10:12 PM, Tony Podesta <podesta@podesta.com<mailto:podesta@podesta.com>> wrote:
>
> Mary not free
> Would love to get a pizza for an hour? Or come over
>
> Tony Podesta

Ah ouiii, j’y suis : un service de location de pizza, il fallait y penser !

E-Mail #30613 de john.podesta@gmail.com à hms@sandlerfoundation.org 

[…]

Ps. Do you think I’ll do better playing dominos on cheese than on pasta?

Telle est la question !  Ne connaissant pas l’habileté du dénommé Herb dès lors qu’il serait question de jouer aux dominos sur du fromage, je pourrais difficilement rendre un avis pertinent…

Ces quelques exemples devraient faire tinter une clochette, même chez les sceptiques les plus endurcis.  Tout simplement parce que les messages n’ont aucun sens, sauf à accepter l’idée que ce sont bien des messages codés.

L’affaire Huma Abedin & Anthony Weiner

Le 25 septembre 2017, Anthony Weiner était condamné à 24 mois de prison ferme pour « avoir envoyé des photos suggestives et échangé par SMS des propos crus avec une mineure ».  Pédophilie, quoi.   Il faut savoir que Weiner était le mari d’Huma Abedin qui était chef de cabinet et bras droit de la candidate Hillary Clinton à l’élection présidentielle 2016.

L’affaire débute en mai 2011 quand l’intéressé, qui se trouve être élu au Congrès pour représenter la neuvième circonscription de New York publie, par inadvertance, sur son fil officiel, une photo suggestive destinée à une jeune femme de l’Oregon avec laquelle il s’est lié à distance. Il nie en être l’auteur et incrimine des hackers. Une erreur d’autant plus stratégique que Breitbart News, un site promis à un bel avenir, s’engouffre dans le scandale et obtient la preuve que l’élu est bien l’auteur du message (source : Le Monde).   Eh oui, il faudra vous faire à l’idée, Anthony Weiner est un abruti congénital, même s’il est probablement beaucoup plus con que génital, en fait.  Et logiquement, il a bissé, puis trissé.  Mais laissons Le Monde nous raconter ça :

[…] Mais le 23 juillet, « Carlos Danger » fait la « une » des journaux new-yorkais. Il s’agit d’un pseudonyme on ne peut mieux trouvé, celui qu’Anthony Weiner s’est choisi pour des conversations très libertines tenues quelques mois plus tôt, et à nouveau accompagnées d’autoportraits supposément avantageux. Son interlocutrice est cette fois-ci une jeune femme installée dans l’Indiana, Sydney Leathers, qui choisit de rendre publics leurs échanges au prix d’un peu de notoriété. Dans le documentaire, la caméra filme, presque sans aucun filtre, le candidat au moment où il est confronté au pire accident de campagne imaginable. Weiner, chronique fascinante de cette chute, scrute l’énergie insensée d’un homme rattrapé par ses vertiges.

Le reste est presque un running-gag.  L’intéressé se présentera à l’élection à la mairie de New York, mais se fera de nouveau choper en train d’envoyer des photos de sa saucisse viennoise à des gamines qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam.  Pas de bol, l’une d’elles était mineure, et à partir de là, ça part rapidement dans la stratosphère.

Pire, au cours d’une perquisition, l’ordinateur portable qu’il partageait avec son épouse sera saisi, et les enquêteurs seront effarés d’y découvrir des dizaines de milliers d’e-mails professionnels d’Huma Abedin, rappatriés en toute illégalité à partir des serveurs sécurisés du département d’État vers un hébergement lambda, où il ne vous viendrait même pas à l’idée d’héberger votre blog.  Ouch.

Ainsi, on peut dire qu’Andrew Breitbart aura été le fossoyeur d’Anthony Weiner, et il s’en est fallu de peu qu’il devienne celui de John Podesta.  Mais heureusement pour ce pauvre John, la grande faucheuse est passée par là juste avant que ça commence à sentir le sapin pour lui aussi.

Si les morts pouvaient parler

Je ne vais pas reprendre ici par le menu la célèbre liste (body count) de tous les gens qui ont défunté dans des circonstances parfois troublantes dans le sillage de la famille Clinton, tout d’abord parce que pour la plupart des cas, nous ne disposons pas des éléments de preuve ayant amené le coroner à juger que tel décès était une mort naturelle et tel autre un suicide.   Chacun peut bien comprendre que ce genre d’énumération, selon qu’elle sera faite par un ennemi politique des Clinton ou par les médias dominants, largement démocrates, amènera son lot de spéculations dans un sens ou dans l’autre.

Mais si l’on ne peut pas, quelquefois 30 ans plus tard, trouver des éléments objectifs qui indiqueraient que le décès était suspect, on peut par contre dégager des éléments circonstanciels qui ont l’avantage d’être parfaitement crédibles.

James McDougal / Affaire Whitewater / 1998

L’enquête porte sur des malversations financières et des soupçons de financement illicite de la campagne de Bill Clinton au poste de gouverneur de l’Arkansas,  par le procureur indépendant Kenneth Starr.  James McDougal, partenaire de Whitewater et témoin clé du procureur meurt subitement à l’isolement en prison, d’une crise cardiaque.  Il est avéré que McDougal avait le coeur fragile et il prenait des médicaments pour traiter sa condition.  Problème ?  Ce jour-là, placé à l’isolement pour avoir refusé un test d’urine (drogue), il est plaint de vertiges et a vomi, mais on nous dit « qu’une fois placé en isolement, il n’a pas demandé ses médicaments » (qui étaient donc restés dans sa cellule).  Source : Snopes fact checking

Jerry Luther Parks / 1993

Le 26 septembre 1993, le corps de Jerry Parks est découvert criblé d’une dizaine de balles de calibre 9mm tirées par un pistolet semi-automatique alors qu’il sortait d’un restaurant mexicain, dans un coin peu fréquenté de Little Rock.   L’enquête n’a abouti à rien, l’affaire reste un cold case aujourd’hui.  Pas de coupable, pas de mobile, pas d’arme du crime, quoique…

Jerry Parks était détective privé et possédait sa propre société de sécurité.  Il avait été recruté par Hillary Clinton en 1992 pour assurer le gardiennage du quartier général de campagne de Bill Clinton.  Son fils, Gary, affirma que son père avait compilé dans un dossier secret des indiscrétions de Clinton, et qu’il comptait s’en servir pour faire chanter le candidat.

Notez qu’Ambrose Evans Pritchard, le célèbre reporter du Daily Telegraph avait consacré un chapitre entier à cette affaire qu’il pensait liée au meurtre3 de Vince Foster, ami d’enfance de Bill Clinton dans un livre intitulé The Secret Life Of Bill Clinton (1997).  Et on peut difficilement voir l’intéressé comme un lunatique qui propagerait des théories du complot.  Tout au plus Wikipedia mentionne des « controversial stories about President Bill Clinton, the 1993 death of Vincent Foster, and the 1995 Oklahoma City bombing ». 

Ce type de mort suspecte, « execution style » et même plus précisément la « mort des traîtres », nous la retrouvons dans d’autres affaires, notamment le meurtre de Seth Rich.

Seth Rich / Washington / 10 juillet 2016

En plein scandale suivant la publication des e-mails de la Convention Nationale Démocrate (DNC) par Wikileaks, quelques mois avant l’élection présidentielle, Seth Rich est abattu de deux balles dans le dos, en pleine rue.  Pas de coupable, pas de mobile, pas d’arme du crime, quoique…

Seth Rich, alors âgé de 27 ans travaillait pour la convention nationale démocrate (DNC), et on le soupçonnait d’être à l’origine des fuites.   L’affaire est intéressante pour deux raisons évidentes :

  • C’est clairement un règlement de compte, un meurtre sur commande
  • Le soin méticuleux que les médias et l’État profond américain on pris pour tenter de caviarder le dossier

J’entends bien vous démontrer que les manipulations, mensonges et amalgames autour de cette affaire sont littéralement partout, à commencer par Wikipedia qui nous réalise ici un noyage de poisson digne de la Pravda. 

Tout d’abord, il convient de noter que ces quelques 30.000 e-mails et attachments sont totalement distincts des e-mails de John Podesta, même si quelquefois les médias ont tendance à se mélanger les pinceaux.  Comme nous l’avons vu, Podesta a donné lui même son mot de passe à Dieu-sait-qui en suivant le lien bidon repris dans ce qui n’était rien d’autre qu’un hameçonnage grossier.  Nous parlons bien d’e-mails de et vers 7 personnalités de premier plan au sein même du DNC, y compris Hillary Clinton et son bras droit, Huma Abedin, et vous pouvez les consulter ici.

L’idée des médias dominants et de l’establishment, c’était de cacher à tout prix le lien existant entre l’assassinat de Seth Rich et l’affaire DNC.  Comment ?   En mettant ça sur le dos des Russes, pardi !  C’est le début du Russiagate dont on sait pour sûr aujourd’hui que c’est totalement bidon.  Mais étrangement, la page consacrée à cette question sur Wikipedia  relaie toujours ces fariboles :

Le DNC leaks est une collection de courriels du Comité national démocratique (DNC) volés par un ou plusieurs pirates opérant sous le pseudonyme « Guccifer 2.0 », qui seraient des pirates de l’agence de renseignement russe, selon les inculpations du Mueller. enquête.  Ces courriels ont ensuite été publiés (divulgués) par DCLeaks en juin et juillet 2016,  et par WikiLeaks le 22 juillet 2016, juste avant la Convention nationale démocrate de 2016. Cette collection comprenait 19 252 courriels et 8 034 pièces jointes de la DNC, l’organe directeur du parti démocratique des États-Unis.  La fuite inclut des courriels de sept membres clés du personnel de la DNC, de janvier 2015 à mai 2016.

Étonnant autant qu’étrange, non ?  On parle bien du même Mueller qui a finalement dû reconnaître qu’il n’y avait pas plus d’ingérence russe que de beurre en branche ?

La page consacrée au meurtre de Seth Rich, quant à elle, nous apprend que « la police soupçonnait une tentative de vol », mais une « tentative » seulement puisque nulle part il n’est fait mention que Seth Rich aurait été dépouillé…  Et puis restons sérieux, on ne tire pas deux balles dans le dos d’un inconnu pour lui piquer son portefeuille ou son téléphone, et en pareil cas, j’imagine que les enquêteurs l’auraient mentionné comme étant le véritable mobile du meurtre.

Ensuite on embraie sur la même fable de l’ingérence russe, présentant le lien entre le meurtre de Seth Rich et le DNC leaks comme une théorie conspirationniste « démentie par les autorités policières », alors qu’eux même citent (via via) pour tout argument une déclaration d’un officier de police, disant :

« At this point in the investigation, it is believed that Seth Rich was the victim of an attempted robbery. The assertions put forward by Mr. Wheeler are unfounded »

Sauf que l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence et que personne n’a pu à ce jour démontrer qu’on avait volé quoi que ce soit à Seth Rich qui pourrait expliquer son meurtre, qui du coup, pourrait tout aussi bien être un assassinat.

Aujourd’hui, la piste d’une intrusion russe dans les serveurs s’est évaporée en même temps que la crédibilité des médias qui ont relayé ces inepties, et du coup, la piste d’une fuite interne ne peut être exclue, et un lien entre les fuites et la mort de Seth Rich serait une hypothèse parfaitement sérieuse.    Vous pouvez ajouter à ceci que tant Julian Assange que Wikileaks avaient eux-mêmes laissé entendre que Seth Rich était bien la personne à l’origine de la fuite.  Plus tard, Assange déclara à la télévision hollandaise :

Whistleblowers go to significant efforts to get us material, and often very significant risks, as a 27-year-old, works for the DNC, was shot in the back, murdered just a few weeks ago for unknown reasons as he was walking down the street in Washington.

Et vous savez quoi ?  J’ai nettement plus tendance à croire Julian Assange que les médias à la botte, allez savoir pourquoi.

Andrew Breitbart / 2012

Le 1er mars 2012, Andrew Breitbart, journaliste très respecté aux États-Unis, fondateur du média Breitbart.com décédait dans des circonstances bizarres, à l’âge de 43 ans.  C’est lui qui avait mis un terme à la carrière politique d’Anthony Weiner par la révélation de ses frasques.   La cause du décès a été jugée naturelle : il aurait souffert d’une cardiomyopathie hypertrophique et serait mort d’une attaque cardiaque.  

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est que quelques temps avant sa mort, il écrivait, dans un tweet à propos de John Podesta :

«Je ne comprends pas comment Podesta n’est pas vu comme étant un défenseur de premier ordre qui couvre une opération d’esclave sexuels mineurs.»

Et cela, cinq ans avant la publication des e-mails de John Podesta, qui nous racontent plus ou moins la même histoire.  Apparemment, il avait déjà Podesta dans le collimateur depuis un certain temps, et avait réussi d’une manière ou d’une autre à avoir des informations de première main sur les activités pédophiles de celui-ci.  Breitbart n’était pas du genre à lancer des accusations en l’air, il s’apprêtait probablement à crucifier Podesta et ses complices comme il l’avait fait avec Weiner, big time !

Est-ce que ça veut dire qu’on l’aurait fait taire une fois pour toutes ?  Une chose est sûre, Podesta a probablement commencé à dormir mieux après l’annonce de son décès, et quelques-uns de ses « amis » aussi.

Peut-être que la mort d’Andrew Breitbart est naturelle, et dans ce cas on peut parler d’une minute de chance pour ceux qu’il comptait éreinter.

L’homme avait beaucoup d’ennemis, et n’avait-il pas, quelques temps avant sa mort, annoncé à qui voulait l’entendre qu’il avait acquis une vidéo qui pourrait mettre fin à la carrière de Barrack Obama lui-même…

Le mot de la fin

Cet article était long, et je ne vous cache pas qu’il a été difficile à écrire, aussi.  Je pense l’avoir fait en toute honnêteté, sur base d’informations que j’ai personnellement vérifiées, et d’ailleurs je fournis tous les liens pour que vous puissiez, vous aussi, vous assurer de l’authenticité de celles-ci.

Nous vivons à une époque où l’establishment Étazunien, poussé dans le dos par les médias à la botte, parle d’assimiler les « fake news » à du terrorisme.  Mais c’est quoi, exactement, une fake news ?  La réalité c’est qu’on propose de criminaliser une vision qui n’irait pas strictement dans le sens de la doxa, c’est le totalitarisme dans toute sa splendeur.  Nous avons le devoir de nous insurger.

  1. Juste pour le fun, notez les heures de publication et de mise à jour, ou plus précisément les minutes.  Apparemment l’horloge du serveur web de la DH ne connaît rien d’autre que « 16 » pour les minutes.  La probabilité pour que les trois révisions aient été enregistrées toutes à h:16 sont de 1/(60*60) soit 1/3.600.  C’est complotouilleur de penser qu’il n’est pas totalement exclu que même les horodateurs seraient bidonnés ?
  2. Cheese Pizza, dont l’acronyme est CP serait utilisé pour parler de «Children Pornography», la pornographie infantile. «Pizza» signifierait fille, «Domino» domination, esclavage, «cheese» petite fille, «hot dog» garçon et «pasta» petit garçon.
  3. L’enquête officielle avait conclu au suicide et Wikipedia parvient même à nous inventer une « lettre de suicide » qui n’existe pas.
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Philippe Huysmans

Webmaster du Vilain Petit Canard, citoyen de nationalité belge, né à Schaerbeek le 16.10.1966. Marié et père de deux enfants. Je vis en Belgique et j’exerce la profession d’Informaticien à Bruxelles. Mes articles

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